Tu n'es rien sans moi Violence verbale
Ne laisse pas la violence agir à ta place.
On est là
pour t'aider
à faire le point
c'est 100% anonyme,
confidentiel et gratuit
La violence c'est déjà quand tu dis...
Cliquez sur une carte pour voir de quel type de violence il s'agit
La violence dans le couple peut prendre plusieurs formes
Les violences
verbales & psychologiques
C'est...
  • Insulter
  • Menacer de mort
  • Faire du chantage (enfants, proches, animaux de compagnie, objets qui lui tiennent à coeur)...
Mais aussi “juste”
  • Dénigrer, rabaisser, humilier (en privé et en public)
  • Contrôler ses fréquentations (ami·es, famille, collègues..)
  • Contrôler sa tenue
  • Dominer (cris, taper du poing, intimidation physique)
  • Isoler (des proches, de la famille, des collègues)
  • Harceler moralement (appels incessants, SMS intempestifs...)
Face à la violence dans le couple, la loi dit
“Pas d'excuses”
(mèm si ou la di : « skizé »)
· Les violences dans le couple ne sont pas un droit que tu as sur ta/ton conjoint·e
→ Elles ne relèvent pas de votre vie privée
→ Elles constituent des délits (coups, menaces de mort ou de blessures, agression sexuelle, harcèlement, partage d’images intimes, vol, introduction par effraction dans le domicile…) voire des crimes (tentative de meurtre) au regard de la loi - et ce, quel que soit le contexte.
Quelle est la peine encourue pour de tels actes ? La sanction encourue par l’auteur·e reconnu·e coupable de ces actes est fixée par le texte de loi qui punit l’infraction.
Il peut s'agir :
d’une amende,
d’une peine de prison,
d’une autre sanction en fonction de la gravité des faits
Zot té koné ?
Au cours d’un procès, i le crime ou le délit est commis envers un partenaire intime, la circonstance peut être jugée aggravante.

Depuis novembre 2021, le code de procédure pénale note également, qu’en cas de violences conjugales commises en présence d’un mineur, la circonstance peut également être jugée aggravante.
Sak lé violent, ali-mèm lotèr !
Suis-je considéré comme violent ?

Ça veut dire quoi être violent•e ?

C’est lorsque des comportements de domination, souvent normalisés, présentés comme de simples “coups de colères” ou mis sur le compte de facteurs atténuants (jalousie, protection, impulsivité, alcool...) ne sont plus remis en question.

“Regarde ce que tu m'obliges à faire !”

C'est quoi les “fausses excuses” ?

Non... et ce n'est pas une fatalité,
on est là pour t'accompagner

Ça ressemble à quoi la vie de couple en tant qu'auteur ?
Ce qui se passe
Ce que je ressens
Évaluez vos
comportements
Step 1
Relation
saine
Votre relation semble basée sur le respect mutuel, le consentement et la liberté de chacun. Continuez à cultiver cette bienveillance.
Je crois que j'ai besoin d'aide...que puis-je faire ?
  • Tu t'interroges sur ta propre violence ?
  • Tu as peur de perdre le contrôle ?
  • Tu as des doutes mais tu veux essayer de t’en sortir ?
On est là pour t'aider
La CPCA de La Réunion,
ton partenaire pour reprendre le contrôle
Tout d’abord, sache que tes questionnements et ta démarche sont un premier pas positif, courageux et responsable pour reprendre le contrôle sur ta vie. Le Centre de Prise en Charge des Auteurs de Violences de La Réunion a été spécialement créé pour t’orienter, t’accompagner et t’aider à réussir dans ce parcours.
5
années d'expérience
(depuis le 01/02/2021)
2938
auteurs accompagnés
(depuis création)
932
auteurs suivis
au 01/01/2026
C'est quoi concrètement un CPCA ?
Le CPCA est un dispositif d’orientation et d’aide, tourné vers les auteurs de violences dans le couple - condamnés par la justice ou volontaires - leur permettant de bénéficier d’une prise en charge au sein d’un service dédié.
Notre approche :
dans la lutte contre les violences dans le couple - nous partons du principe que les auteurs ne sont pas seulement “le problème” mais font partie intégrante de la solution.
Notre objectif :
protéger durablement et efficacement les victimes en prévenant la récidive (voire le premier passage l’acte) et idéalement permettre aux auteurs de rompre définitivement avec le cycle de la violence.
Vous êtes de la police ou de la justice ?
Non, le CPCA est partenaire des services de l’État (police, justice..) dans la lutte contre les violences au sein du couple.
• Notre raison d'être est préventive et non répressive
• Notre 1er objectif est de te mener vers la guérison (pas la prison)
Cependant en cas d’actes illégaux avec mise en danger  de ta vie ou celle d’autrui, nous devons en informer les autorités compétentes.
C'est pourquoi nous insistons :
si tu ressens le besoin d’être aidé et accompagné, contacte-nous le plus tôt possible - avant de regretter d’avoir perdu le contrôle.
En quoi et comment vous pouvez m’aider ?
Nous pouvons t’aider à mieux gérer ta colère via un accompagnement dédié et surtout personnalisé selon ton profil et tes besoins :
1
stages & actions de responsabilisation
2
accompagnement thérapeutique individuel ou collectif
3
accompagnement socio-professionnel
Qui apporte cet accompagnement ?
L'équipe du CPCA est composée de 4 professionnel•les dédié•es :
• 2 éducatrices
• 1 psychologue
• 1 conseillère juridique
En quoi consiste cet accompagnement ?
3 objectifs-clés et progressifs
1 / Se questionner
Prendre conscience de ses comportement dont leur origine et ce qui les déclenche
2 / Se responsabiliser
Maîtriser les outils pour désamorcer la violence avant le passage à l'acte
3 / Se libérer
Sortir du cycle de la violence et reprendre le contrôle sur sa vie
Est-ce que ça fait une différence?
15%*
De récidive
après un accompagnement
(contre en moyenne 30% sans accompagnement)
* Étude menée en 2025 par le Réseau VIF.
L'étude s’est intéressée au taux de récidive légale des PPSMJ ayant participé aux stages de responsabilisation dispensés entre 2022 et 2025 et effectués dans le cadre de leur condamnation. L’échantillon regroupe 258 personnes avec une très large majorité d’hommes (98.84%) et très peu de femmes (1.16%), ayant en moyenne 38 ans.
Témoignage
Fabrice - 38 ans
D’auteur de violences à auteur de sa propre vie avec le CPCA de La Réunion
À quel moment tu as compris que tu avais besoin d’aide ?
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“J’étais condamné et c’est la justice qui m’a orienté vers le réseau VIF… si j’avais su que ce genre d’association existait avant, je pense que j’aurais demandé de l’aide. ”
Est-ce qu’on devient violent d’un coup ?
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“Il y a beaucoup de petits grains de sable… les soucis de famille, de travail… ça nous fait rentrer sans qu’on se rende compte. ”
À ce moment-là, tu te rendais compte du danger ?
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“On est seul dans une barque, dans une mer agitée… on ne se rend pas compte qu’il y a des requins autour.”
La violence, c’est seulement physique ?
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“Beaucoup de personnes ne savent pas que ce n’est pas seulement physique… c’est aussi moral.”
Comment ça peut dégénérer ?
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“On peut parler violemment… crescendo… ça peut dériver sur une baffe…”
Accepter l’aide, c’était facile ?
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“ Les deux premiers rendez-vous ça a été très dur… on n’accepte pas forcément l’aide. ”
Qu’est-ce qui t’a aidé à avancer ?
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“De bons intervenants… ça devient moins dur… on prend plaisir à venir. ”
Quel a été le déclic ?
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“J’ai mis ma concubine, mes enfants à la place des victimes… ça m’a vraiment fait mal.”
Qu’est-ce que tu t’es dit à ce moment-là ?
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“Si tu les aimes vraiment, il faut que tu fasses les choses autrement. ”
L’accompagnement, ça dure combien de temps ?
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“Ça a dépassé un an… ça fait deux ans et ils sont toujours là. ”
Contacter le numéro national d’écoute et d’orientation
“Ne Frappez pas”*
Anonyme, gratuit et confidentiel
*Numéro national d'écoute et d'orientation des auteurs, porté par la FNACAV.
Heures à La Réunion : calcul en cours...
Numéros d'urgence
114
En remplacement du 15, 17 et 18 pour les personnes sourdes, malentendantes, aphasiques, dysphasiques
15
Les urgences médicales (SAMU)
17
La police et la gendarmerie
112
Les services d'urgence européens
115
Les services d'urgence sociales